Vivre en communion

Jusqu’où aller dans notre vie de disciple?
Cette vie nous incite à recomposer nos liens sociaux et familiaux.
Elle inclut la confiance en Jésus anéanti sur la croix. La marche à sa suite n’est pas toujours une promenade du dimanche!
C’est surtout l’imitation du don total de Jésus. Somme toute, cette communion change le centre de gravité de nos relations, au-delà des liens prévisibles avec nos parents et nos fratries.
Prendre au sérieux la communion avec Jésus peut mener loin si on la vit en toute lucidité.
Comme s’il fallait bâtir une tour ou diriger une armée….Nous vivons en disciple quand nous faisons passer la communion avec Jésus avant plusieurs priorités.
Cette communion ouvre la porte à des générosités inattendues. En fait foi la demande de Paul à son ami croyant Philémon (2ème lecture).
Ici, la communion ouvre une brèche dans les conventions sociales. La fraternité chrétienne change tout. Philémon, riche propriétaire esclavagiste, pourrait qualifier autrement son esclave Onésime récemment baptisé par Paul.
Devant ce nouveau frère dans la foi, Philémon peut abandonner sa rigueur juridique pour un comportement plus constructif. Des frontières sont abolies dans la fraternité et la communion: Philémon peut renoncer à son droit légal de punir son esclave en fuite, devenu disciple comme lui. Il est invité à renouveler ses relations, en accueillant cette invitation comme un don de l’Esprit, chargé de la sagesse venue de Dieu (cf Sg9,18).

Père Alain Faucher extrait de la revue Magnificat