Saint Georges Carspach

HISTORIQUE DE L’EGLISE DE CARSPACH

(Publié à l’occasion de la journée du patrimoine en 2010)

L’ancienne église du village était située au même endroit que l’actuelle, fut consacrée le 28 septembre 1687 par le prince Evêque de Bâle Johann Konrad von Roggenbach.

La position de l’ancienne église était inversée par rapport à celle de l’actuel édifice avec une orientation légèrement différente. La population étant en constante augmentation l’ancienne église s’avéra trop petite 90 ans après sa construction.

Une nouvelle église avait été dessinée en 1781, puis 2 autres en 1789. Les chantiers ne démarrèrent jamais et il fallut attendre 1832 pour voir disparaître la vieille église alors âgée de 145 ans et partiellement délabrée.  

1832

L’architecte WAGNER sur la demande du conseil municipal présente un devis le 9 avril 1832. Il nous apprend entre autres que les matériaux issus de la démolition de l’ancienne église et propriété de la commune seront réutilisés pour la construction d’un presbytère et que tous les matériaux nécessaires à la nouvelle église seront du pays. Le devis s’élève à 60 965,58 francs.

Le ministre du Commerce et des Travaux publics informe le préfet du Haut Rhin sur le taux des honoraires de l’architecte et sur les soins qu’exigera la construction des murs, attendu leur hauteur et la largeur considérable de l’église.

21 entrepreneurs s’étaient présentés à l’adjudication des travaux dont un Carspachois Joseph Meyer. Le marché fut emporté par Schweighoffer, maître charpentier à Mulhouse.

 La démolition du beffroi ainsi que la descente des cloches resteront à la charge de l’entrepreneur

Ce dernier ne pourra démolir l’ancienne église que lorsque les fondations seront élevées au niveau du sol extérieur.

L’adjudicataire sera tenu de justifier de sa moralité, de sa solvabilité et de sa connaissance dans l’art de bâtir.

L’église sans le clocher reviendra à 49 991 francs et devra être terminée pour le 1er novembre 1833.

1833-1834

La date limite pour la construction du gros œuvre semble avoir été respectée puisque les marchés pour les premiers aménagements intérieurs concernant 50 bancs, 4 stalles et 4 confessionnaux fut enlevé en novembre 1833 par notre Carspachois Joseph Meyer au prix de 3921 frs. Notre menuisier livra le tout en février 1833 et eu droit pour son travail aux éloges du maire Zurbach et de l’architecte.

Léopold Stocker sculpteur et gisseur de Lutter avait été choisi en 1834 pour la confection en stuc marbré du maître autel, des 2 autels latéraux, de la chaire à prêcher et des fonts de baptême pour la somme de 5000 frs.

Des tableaux à la peinture à l’huile vinrent décorer les 3 autels : st Georges pour le maître autel, la Sainte Vierge à droite et St Joseph à gauche.

Sept journaliers de Carspach furent employés en décembre 1833 à enlever les terres qui se trouvaient autour de la nouvelle église, à niveler le terrain et agrandir le cimetière.

Il s’agissait de Weltin Morand, Habermacher Georges, Hartmann Morand, Schilling Antoine, Ball Joseph, Bach Jean et Schneider Joseph.

L’orgue fut commandé en juin 1834 à un certain Hérissé, facteur d’orgues d’Aspach le Haut. Il livra pour 13 250 frs un jeu d’orgue comprenant des registres nouveaux dont il se dit l’inventeur. Le sieur Hérissé garantit son ouvrage pour 4 ans et s’engage à faire gratuitement toutes les réparations qui pourront être occasionnées par défaut de construction et à accorder le jeu d’orgues quatre fois par an pendant 4 ans.

Composition de l’instrument :

Grand Jeu : 15 jeux

Positif : 10 jeux

Jeu de cors : 7 jeux

Pédale : 8 jeux

Les premiers ennuis débutèrent dès 1834. La qualité du terrain à la profondeur fixée n’était pas propre à recevoir les fondations. On fut obligé de creuser plus bas puis de renforcer les fondations et les murs latéraux et même de rajouter une grande quantité de bois de charpente, d’où un excédent de dépenses de 6 668 frs.

La charpente du beffroi est adjugée à Xavier Roninger, charpentier à Carspach pour 600 frs.

L’édification du clocher et de la flèche étant remise à plus tard, le beffroi sera recouvert par une sorte de toit en tôle avec une boule et une croix à son sommet. 

1835

L’année sera marquée par l’achat d’ornements :

14 chandeliers, un grand crucifix, un bas relief, 3 statues, 3 armoires et 2 tables.

Mr GRIOIS, architecte départemental vient constater de graves vices de construction :

Mauvaise construction des croisées, infiltration d’eau à la nef, mauvaise confection des ferrures des portes. Une retenue de 2400 frs sera effectuée sur la facture de Schweighoffer. 

Le cimetière à cette époque entourait l’église. Le projet d’une nouvelle clôture pour ce cimetière souleva des problèmes matériels, juridiques et sentimentaux tels qu’il ne trouva sa solution qu’en 1860 !

Effectivement le sous-préfet ordonne que le cimetière soit transféré à l’extérieur du village comme le stipule la loi du 6 mai 1791 mais la municipalité s’y oppose pour des raisons surtout financières.

1837

L’année fut marquée par l’agrandissement et l’aménagement de la tribune d’orgue auxquels participèrent Joseph Clar, maréchal ferrant, Meyer Joseph et Gissinger Antoine, menuisiers, tous trois de Carspach. Cet agrandissement avait été rendu nécessaire pour l’installation du Positif du nouveau jeu d’orgues. Il fallut à cet effet démolir une partie de la corniche, arracher le plancher, installer de nouvelles poutres de soutien, une nouvelle corniche et un nouveau plancher. Les dépenses initialement prévues de 438,24 frs s’élevèrent à 1281,09 frs.

On fit également l’acquisition de trois bannières pour un montant de 860 frs.

1838

Le facteur d’orgues Hérissé présente au conseil municipal un devis supplémentaire. Les élus, candides, votent pour ce devis un crédit de 1199 frs. Les travaux consistaient à modifier les registres.

L’année se termine par la livraison de bancs pour la tribune confectionnés par le menuisier local Joseph Meyer pour la somme de 697,73 frs.

1841

Le conseil municipal autorise le Maire à poursuivre Le sieur Hérissé en justice pour non exécution de son engagement envers la Commune. Effectivement il ne s’est jamais présenté malgré les nombreuses invitations du Maire pour la maintenance de l’instrument qui est maintenant discord. 

1845

L’ensemble de l’édifice doit être refait car la nef et le beffroi menace ruine ! De graves vices de construction en sont la cause : matériaux mauvais, joints de piètre qualité disloqués par le gel, infiltration d’eau partout, partie supérieure non conforme aux règles de l’art de la construction.

L’architecte Laubser de Colmar succède à Wagner décédé.

1853-54

Le projet de réfection de 1845 est repris en main car les caisses de la commune sont à nouveau renflouées. Dans la foulée le conseil municipal décide la mise en place d’une flèche et d’un cadran d’horloge. Les travaux attribués à Bilger Jean Thiébaud de St Ulrich s’élèvent à 21661,04 frs pour un devis initial de 15495 frs.

En 1854 la chaire à prêche est également remplacée car elle menace de tomber en ruine.

La nouvelle chaire sera en chêne avec sculptures en bois de tilleul. La tribune octogonale sera ornée de 8 colonnettes décorées de niches abritant les 4 évangélistes. L’escalier comprendra 12 marches avec rampe et panneaux. Le retable de fond avec pilastres, chapiteau, archivolte et une nichée au milieu de laquelle figure le Bon Pasteur. L’abat-voix sera voûté et décoré d’un Saint Esprit avec rayons dorés et nuages argentés et surmonté d’une croix. Au-dessus de l’abat-voix, un fût décoré des tables de Moïse. Le sculpteur Klemm de Colmar exécute les travaux pour la somme de 1 550 frs.

1856

La toiture de l’église est à réparer d’urgence, les poutres du comble de la nef ont fléchi entraînant un léger effondrement de la toiture provoquant des infiltrations d’eau qui ont fortement endommagé le plafond. Certaines tuiles sont pourries et la porte principale de l’église est toute branlante car trop faible. Les travaux de rénovation furent terminés en 1860.

1858

Pose de 2 vitraux, 4 grillages pour les 4 croisées du cœur, réparations de menuiserie, pose de la croix au sommet de la flèche, confectionnée par Georges Clar, forgeron de Carspach.

1859

Refonte complète des anciennes orgues par Rinkenbach d’AMMERSCHWIHR pour un coût de 7411 frs. Travaux terminés en août 1860. La nouvelle installation fonctionnera sans défaillance jusqu’en 1914.

L’intérieur de l’église est repeint par Georges Muller, peintre en bâtiment de Carspach, une nouvelle table de communion est installée ainsi qu’une nouvelle horloge fournie par Adam Urbain de Colmar.

1861

Le conseil municipal souhaite remplacer les 3 autels mais le sous préfet estime que la commune doit d’abord réaliser d’autres travaux tels que la réalisation d’une salle d’asile, l’entretien et la remise en état des rues, la construction de ponts au dessus du Dorfbach, la création du chemin qui relie la commune à la route départementale, etc…

Trois années suffirent à la municipalité pour réaliser les travaux demandés par le sous préfet qui autorisa ensuite l’installation de 3 nouveaux autels.

1864

La réalisation des nouveaux autels ainsi que de nouvelles stalles dans le cœur est confiée au sculpteur Dreyer d’Altkirch. Celui-ci livra son travail en juillet 1866.

Le maître autel représente la Sainte Trinité et les autels latéraux la Sainte Vierge et Saint Joseph.

1867

L‘église possède 4 cloches dont une de 1561 qui pèse 1070 kg.  

Trois nouvelles cloches sont commandées le 5 mai 1867 auprès du fondeur Perrin Martin de Robécourt (Vosges). Celle de 1561 est conservée, 2 cloches seront refondues. Il est prévu que les 3 nouvelles cloches seront d’accord avec celle de 1561 pour qu’elles fassent entendre la prime, la seconde, la tierce et la quinte.

Les nouvelles cloches seront réceptionnées le 11 août 1867.

Une cloche de 523,50 kg, La bémol, avec inscription suivante : « Caecilia. Fondue l’an 1867 sous l’administration de Monsieur Jacques Bertsch, maire de la commune de Carspach, bénite par Monsieur Joseph Corbe, curé de la paroisse, j’ai eu pour parrain Monsieur Jean Jacques Zurbach  ex-adjoint et pour marraine Dame Catherine Habermacher, née Hartmann. Cette cloche fut réquisitionnée par les Allemands en 1917 et définitivement perdue.

Une cloche de 931 kg, Fa bémol, avec inscription suivante : « Georgia. Fondue l’an 1867 sous l’administration de Monsieur Jacques Bertsch, maire de la commune de Carspach, bénite par Monsieur Joseph Corbe, curé de la paroisse, j’ai eu pour parrain Monsieur Jean Jacques Boeglin président du conseil de fabrique et pour marraine Dame Anne Maria Zurbach, née Keller. Cette cloche subit le même sort que la précédente.

Une cloche de 1809 kg, Ré bémol, avec inscription suivante : « Maria. Fondue l’an 1867 sous l’administration de Monsieur Jacques Bertsch, maire de la commune de Carspach, bénite par Monsieur Joseph Corbe, curé de la paroisse, j’ai eu pour parrain Monsieur Jacques Bertsch  maire de la commune et pour marraine Melle la Baronne Philippine de Reinach représentée par Melle Catherine Zurbach. Cette cloche fut réquisitionnée par les allemands en 1917 mais put être récupérée en décembre 1918 à Francfort sur le Main.

Les 3 cloches coûtèrent 11 722,50 frs

Lors des essais on se rendit compte que la cloche de 1561 n’était pas en harmonie avec les 3 nouvelles. On proposa de l’employer isolément pour les baptêmes, le glas ou l’angélus.

Lors des essais on trouva une petite cloche qu’on voulu accorder aux autres mais malheureusement elle tomba du haut du beffroi et blessa mortellement un garçon en se brisant.

1868

Commande par le curé de Carspach d’un chemin de croix auprès de la maison Hartmann de Mulhouse.

1884

Le transfert du cimetière revient à l’ordre du jour. Le conseil sanitaire de l’arrondissement déclare qu’il existe des nuisances relevant de la présence du cimetière aux abords immédiats de puits et de l’école. Le cimetière ne fut transféré qu’en 1906.

Il ne subsiste de cet ancien cimetière que 2 stèles funéraires enclavées dans le mur de la sacristie. L’une perpétue la mémoire de l’abbé Walch, curé de Carspach de 1803 à 1831 et l’autre de l’abbé Fischer, curé de Carspach de 1851 à 1854.

Une croix de mission datant de 1817 a également été déplacée dans les années 1960 et est érigée au milieu de cimetière actuel. 

1891

Nettoyage et quelques réparations de l’orgue Rinkenbach pour 1875 marks.

1913

Installation d’un chauffage au charbon

1914

La construction de l’église a entièrement été assurée par la commune qui procéda à plusieurs ventes de bois provenant de coupes exceptionnelles.

L’église était parfaitement en état de répondre aux besoins quand éclate la première guerre mondiale.

 La proximité du front pendant les 4 années à venir et les incessants tirs d’artillerie entre les 2 adversaires vont terriblement endommagés notre église. 

Le village est évacué le 15 décembre 1915.

1917

Les 4 cloches sont descendues du clocher le 30 juillet 1917.

Celle de 1561 est transportée à Illkirch-Graffenstaden et les 3 autres à Francfort sur le Main.

1918

C’est une église éventrée, ouverte aux 4 vents et au mobilier à moitié détruit que les habitants de Carspach découvrent à leur retour. Les maisons et les fermes du village sont pulvérisées, le Sonnenberg réduit à néant, les prés, vergers et champs traversés de tranchées et criblés de cratères d’obus.

Il faut trouver un local pour les offices religieux. L’abbé Ellerbach alors curé de Carspach met à disposition de la commune l’ancienne salle de réaction des « Bains Sonnenberg » seule construction encore debout de l’ancien domaine.

1920

La reconstruction fut financée au titre des dommages de guerre
La première démarche effectuée par le maire Charles Habermacher est l’inscription le 23 avril 1920 à la société coopérative de reconstruction des églises dévastées du Haut Rhin, organisme central dépendant de la Préfecture chargé de payer les opérations et travaux que la société sera appelée à traiter pour le compte de la commune. Sur le bulletin d’inscription figure une somme de 118 000 frs (valeur 1914) représentant la perte subie en biens. En appliquant le coefficient 4.9 (valeur 1920) on arrive à une somme de 548 200 frs. Une estimation établie par l’architecte Becker de Mulhouse qui est chargé par la commune de la remise en état de l’église indique un montant de 557 000 frs. L’estimation sera largement dépassée. Le curé Lucien Strub succède à l’abbé Jean Baptiste Ellerbach souffrant

1922

La reconstruction débute en octobre par le gros œuvre assuré par la maison Schlachter Lecorche d’Altkirch. Le coût de 816 431,43 frs sera couvert par les dommages de guerre. 

1923

Les marchés suivants sont signés :

Une horloge livrée par les Ets Brillé Frères de Levallois Perret pour un coût de 9 800 frs.

Un chauffage à air chaud fourni par la maison Bouchyer et Viallet de Lyon pour une somme de 10 480,17 frs.

L’installation de la lumière électrique par la maison Wetzel d’Altkirch pour un montant de 6 079,50 frs.

Trois nouvelles cloches commandées auprès des fonderies Causard de Colmar pour 18 930 frs.  Elles pèseront environ 815 kg, 550 kg, 235 kg. Elles donneront le Fa Dièse, Sol dièse et le Do dièse mais ce Do dièse se transformera en Si.

La livraison est retardée de 12 mois suite à une mauvaise coulée.

Installation de 16 vitraux livrés par la maison Ott Frères de Strasbourg. Ces vitraux sont ceux visibles aujourd’hui.

L’autel central est décoré d’un nouveau tableau, l’ancien ayant subi des dégâts irréparables pendant la guerre. Cette peinture à l’huile toujours visible a été réalisée par l’artiste alsacien Charles Martin Von Feurstein et est inspirée de la légende de St Georges, patron de Carspach.

1924

Il manque encore les orgues et les murs ne sont pas encore repeints ce qui n’empêche pas le curé Strub de procéder à l’inauguration de l’édifice le 24 août. Les chants religieux sont accompagnés par un simple harmonium.

Les 3 nouvelles cloches quittent Colmar le 13 octobre 1924 par chemin de fer et seront baptisées le 9 novembre.

Elles sont dédiées à :

Sainte Cécile avec comme parrain Charles Walbert-Allimann et marraine Line Hartmann née Meinrad.

Sainte Jeanne d’Arc avec comme parrain le maire Meyberger-Bertsch et marraine Berthe Schull-Zimmermann.

Sacré Cœur avec comme parrain Auguste Allimann-Clar et marraine Mathilde Bertsch née Zurbach.

1926

L’intérieur est repeint en décembre par la maison Rudmann-Guthmann de Logelbach pour un montant de 55 970 frs couvert par les dommages de guerre. Le plafond de la nef est décoré d’une fresque représentant le couronnement de Marie.

1927

Construction de l’orgue par J. Rinckenbach d’Ammerscwihr. Il comporte 31 jeux et 1880 tuyaux. Coût de l’instrument avec le buffet : 208 760 frs partiellement couvert par les dommages de guerre (121 500 frs). Le reste fût payé par la commune en procédant à un prélèvement sur les dommages de guerre forestiers.

L’indemnité totale perçue pour la reconstruction aux titres des dommages de guerre s’élève à

1 065 082 frs.

1930

Inauguration de l’orgue le 23 novembre avec sermon de circonstance du père franciscain Wolfsberger de Metz, la bénédiction par le doyen Meyeberger de Hirsingue avec des chants exécutés par la chorale Ste Cécile et un récital d’orgues d’Aloyse Braun de Mulhouse.

1932

Inauguration monuments aux morts 1932

Deux monuments aux morts, (architecte Charles GEISS) l’un à la mémoire des victimes militaires et civiles, l’autre à la mémoire des civils morts pendant l’évacuation, sont élevés à droite et à gauche du portail.

Les hauts reliefs représentent St Georges et St Martin. Coût de l’ensemble : 65610 frs.

Inauguration du monument le 11 novembre par André Allimann adjoint au maire qui remplace le maire Meyberger décédé la veille.

Accord du conseil municipal pour la construction d’une nouvelle sacristie.

1941

Les nazis font procédé à un « nettoyage » des 2 monuments aux morts.

Les prénoms français sont remplacés par des prénoms allemands. Les inscriptions françaises des frontons sont supprimées ainsi que les glaives, lauriers et les 4 calices de feux.

1943

Nettoyage des orgues par Georges Schwenkel.

1945-1950

Intérieur Eglise Avril 1947

Le premier souci de la municipalité après la guerre fut l’installation d’un chauffage devant remplacer celui de 1923 déficient. Après étude de plusieurs devis le conseil municipal doit se rendre à l’évidence qu’en raison de la situation financière de la commune ce projet est à reporter. Pendant l’hiver 1949-50 les Ateliers de Construction de Carspach réparent au mieux l’installation.

1950-53

L’église avait subi en novembre 44 des dégâts suite à des tirs d’artillerie qui heureusement n’avaient rien à voir avec ceux subis en 1914-18. Des travaux de remise en état débutèrent en 1950 pour se terminer en 1953. Les travaux réalisés par l’entreprise Herzog de Mulhouse concernaient la couverture de la nef, de la sacristie, réparation au clocher et travaux au bâtiment de la chaufferie. C’est l’architecte Perrin de Mulhouse qui surveilla les travaux.

1955

La réfection des 2 monuments aux morts est confiée à l’entreprise d’Altkirch pour un coût de 160 330 frs. L’inauguration a lieu le 8 mai 1955. Les membres des familles des disparus des 2 guerres sont invités à la cérémonie. Les noms des 28 victimes de la guerre 1939-45 viennent s’ajouter à ceux de la guerre précédente.

1958-59

Le conseil municipal vote des crédits pour des nouvelles marches en granit devant l’entrée principale et pour la réfection de la sonnerie électrique des cloches.

1960

Les Etablissements Guignet de Châlon sur Saône remplacent l’ancien chauffage de 1923.

Le mazout se substitue au charbon.

1968

L’ancienne couche de peinture vieille de 42 ans est décapée et on procède à une sérieuse remise à neuf.

1979

Le facteur d’orgues Christian Guerrier effectue un relevage et rajoute un troisième clavier pour commander le Positif de dos.

1980

Les murs extérieurs de l’église sont recouverts d’un nouveau crépi.

1982

Le clocher est remis à neuf avec de nouvelles ardoises.

1984

Mise en place d’une nouvelle installation de chauffage par la maison Jung et Cie

1988

L’intérieur de l’église est entièrement rénové en trois mois. Ce remarquable travail est réalisé par l’entreprise de Mme Veuve Lucien Weiss d’Altkirch avec l’aide efficace d’une quinzaine de bénévoles retraités pour la plupart. L’ensemble des boiseries a fait l’objet d’un vernissage parfaitement exécuté, rehaussé par des applications à la feuille d’or et au bronze liquide. Tableaux, chemin de croix, statues et vitraux ont retrouvé une nouvelle jeunesse. Dix nouveaux lustres confèrent à l’ensemble encore plus d’éclat.

Coût des travaux : 324 000 frs.

 SOURCES

Carspach un village du Sundgau – Crédit Mutuel de Carspach – 1994

Histoire de l’église actuelle de Carspach – Pierre FEDER – Annuaire de la Société d’Histoire du Sundgau – 1994 et 1995

DNA – 28 avril 1998

Archives personnelles

Mis en ligne avec l’aimable participation de Monsieur Norbert POMMIER