Saint Laurent Aspach

La paroisse

Avant 1814, la communauté paroissiale était administrée par un vicaire qui dépendait du curé de Carspach ou de celui de Heidwiller pendant la période révolutionnaire.

Depuis qu’elle est devenue une paroisse de plein exercice, elle a connu une certaine stabilité, avec comme chargés d’âmes, par exemple, Jean Henri Riss, curé pendant 40 ans, de 1839 à 1879, ou Marcel Muller qui grâce à ses talents de musicien y a beaucoup développé le chant choral.

Depuis 2007 , Altkirch, Aspach et Carspach forment une communauté de paroisses placée sous le patronage de Saint-Morand.

L’église

Elle a été construite, entourée du cimetière, sur une terrasse ceinturée de hautes murailles. L’ensemble surplombe le village à la manière des cimetières et clochers fortifiés.

Le clocher et l’église initiale ont été édifiés au tout début du XVIè siècle. La clef de voûte à la croisée des ogives de l’ancien chœur installé dans le clocher porte une inscription indiquant que la construction a été commencée en 1502. L’édifice a été modifié et agrandi en 1829.

L’ancien chœur, aujourd’hui utilisé comme sacristie, a des fenêtres en grès rouge de style gothique et est orné d’une custode en pierre taillée également gothique.

Au plafond de la nef une fresque peinte en 1940 par A. Mangold, représente le village placé sous la protection de Jésus et de Marie, sa mère.

L’église d’Aspach est sous le patronage principal de Saint-Laurent (10 août) et le patronage secondaire de Saint-Sébastien (20 janvier).

L’angle sud du bâtiment porte une méridienne indiquant l’heure solaire de midi tout au long de l’année.

La statue de Saint Jean de Népomucène

A la rencontre de la route actuelle et de l’ancienne route en direction d’Altkirch, se dresse une statue de Saint Jean de Népomucène, décédé à Prague en 1383. Ce saint protecteur des ponts, de fontaines et des routes est la dernière œuvre du sculpteur Jean-Baptiste Sellinger (1714-1779). 

La chapelle de Notre-Dame de la Litten

Un agréable sentier conduit vers la chapelle de la Litten construite en 1862 à l’emplacement d’une léproserie du Moyen-Age où les lépreux rejetés par la population vivaient péniblement rongés par leur mal implacable.

Selon la tradition, c’est un lépreux qui a sculpté la statuette représentant la Vierge Marie portant l’Enfant Jésus dans ses bras. Longtemps fixée à un grand hêtre, cette statuette a trouvé refuge à l’église paroissiale.

Pour de nombreuses personnes du village et des alentours, la chapelle de la Litten reste un lieu de pèlerinage local et un lieu de promenade.

Michel MARTIN

Janvier 2021